Visitant deux exploitations agricoles avec le président de la commisssion agriculture du Parlement européen, le britannique Neil Parish, et plusieurs eurodéputés, Michel Barnier a estimé qu'il n'était pas envisageable de supprimer les aides européennes à la production existant encore en France. "C'est l'un des enjeux des négociations que nous allons conduire durant le présidence française de l'Union. Il est primordial que les députés européens réalisent sur le terrain, l'importance de ces aides pour notre agriculture et nos productions animales en particulier. Il n'est pas question qu'on nous les retire", a expliqué Michel Barnier. Au Lion d'Angers, au nord d'Angers, Hugues et Gildas Sauloup, deux frères associés dans une exploitation agricole, ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas se passer des aides couplées, attribuées pour des productions précises (céréales sèches, vache allaitante, brebis, etc), qui représentent à l'année l'équivalent de leur revenu agricole. "La commission européenne veut réduire le pourcentage de ces aides, mais je ne crois pas que la France doive trop s'inquiéter. Nous allons discuter", a expliqué Neil Parish, tout en demandant un peu plus tard aux agriculteurs français de "passer moins de temps à défendre leurs quotas laitiers et davantage à réfléchir aux solutions à mettre en oeuvre pour les remplacer".
|
© 2008 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|