[ 20/06/2008 15:29 ] Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a affirmé jeudi que "les priorités ne seront pas affectées" dans les dossiers agricoles qui seront abordés lors de la présidence française à la tête de l'Union européenne, à la suite du "non" irlandais au Traité de Lisbonne.
|
Le ministre, qui était interrogé à l'occasion d'une conférence de presse avec la presse étrangère, a réaffirmé que la France espérait toujours "signer un accord sur le "bilan de santé" de la PAC (Politique agricole commune) en novembre". Ce bilan de santé, qui consistera à faire le point sur la PAC avant sa reconduction en 2013, est le "point clé" de la présidence française, a-t-il affirmé. Outre la PAC, la défense, l'immigration et l'énergie-climat sont les trois autres dossiers qui devraient constituer l'essentiel des questions abordées lors de la présidence française, du 1er juillet au 31 décembre. Le ministre de l'Agriculture souhaite par ailleurs faire avancer quatre dossiers pendant la présidence française, notamment celui sur une harmonisation européenne des contrôles sanitaires des produits importés. "Il n'est pas question de créer des barrières indues", a tenu à préciser le ministre, qui a toutefois souligné la nécessité de "vérifier la qualité des produits qui arrivent". La France a rédigé sur le sujet un mémorandum qui sera présenté au conseil des ministres européens de lundi à Luxembourg. Autre dossier que la France souhaite pousser lors de sa présidence, celui d'une harmonisation européenne dans l'utilisation des produits pesticides.
|