Un accord en ce sens a été trouvé lors d'une réunion à Luxembourg, selon la présidence de l'Union européenne. Le texte va devoir à présent être examiné par le Parlement européen. Il est prévu que toutes les substances cancérigènes, celles qui perturbent le système endocrinien, à savoir les organes secrétant des hormones, ou le système de reproduction humain, soient interdites d'emploi dans la fabrication des produits concernés. Le projet de réglementation encourage la recherche pour le développement de méthodes inoffensives. Toutefois, pour tenir compte des réserves de plusieurs pays qui jugeaient les règles trop strictes, des "dérogation exceptionnelles" sont prévues. Les pays ou exploitants qui pourront prouver qu'ils ne peuvent trouver sur le marché de produit phytosanitaire inoffensifs pour traiter une maladie précise, notamment pour les vergers, pourront continuer à les utiliser. L'idée étant d'éviter que des épidémies ne se développent dans certaines cultures.
Parmi les réactions « Bien que la mise en place de cette liste noire constitue une avancée en terme de protection de la santé humaine, nous ne pouvons que regretter que dans le même temps ait été inscrite, dans la nouvelle proposition de Règlement, la possibilité d’obtenir des dérogations pour certains de ces pesticides. Cela signifie que la population pourrait continuer à être exposée à des substances dangereuses. Nous comptons beaucoup sur le Parlement Européen, lors de la seconde lecture, pour rétablir la situation et renforcer les textes en vue d’une plus grande protection des citoyens européens et de leur environnement. Nous y serons vigilants. » déclare François VEILLERETTE, Président du MDRGF.
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