Dans le Gers, a indiqué la gendarmerie, trois parcelles de cultures OGM ont été "piétinées, arrachées et laissées sur place": deux, d'une superficie de 13.500 m2 et de 3.000 m2 de la société Sygenta/Pioneer à Condom, et l'une, de 2.700 m2, de Monsanto, à Mauroux au nord du département. En Haute-Garonne, une parcelle de cultures OGM de 4.000 m2 de Monsanto a été "fauchée ou écrasée" dans la nuit à Beaumont-sur-Lèze, a ajouté la gendarmerie. Le collectif des Faucheurs volontaires a revendiqué lundi, dans un appel téléphonique à l'AFP, ces quatre opérations anti-OGM. "Par cet acte, les Faucheurs volontaires dénoncent les contaminations irréversibles portées à l'environnement sans qu'aucune étude scientifique indépendante à moyen et long terme n'ait été préalablement réalisée", a expliqué le collectif. Ils dénoncent également la loi sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM), adoptée fin mai, "ne respectant pas le Grenelle de l'environnement qui était de protéger le droit de produire et de consommer sans OGM", a affirmé le collectif. "Les Faucheurs volontaires continueront leurs actions de protection de l'agriculture française en désobéissant de façon non-violente, et ce, malgré le +délit de fauchage aggravé+ introduit dans la loi", a ajouté le collectif.
|
© 2008 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|