La Commission européenne a donné mardi son feu vert à une pomme de terre génétiquement modifiée de la firme allemande BASF, destinée à la production d'amidon pour la pâte à papier et à l'alimentation animale. La firme a indiqué qu'elle n'entendait pas la proposer en France Dans un communiqué commun, les ministères français de l'Agriculture et du Développement durable ont annoncé la saisie du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), collège d'experts créé en 2008, précisant que "la France attendra l'avis du HCB pour arrêter sa position". "L'erreur commise par la commission en autorisant sans réserve et sans étude avérée sur l'innocuité de ces produits la culture d'Amflora doit inviter la France à une position sans équivoque pour refuser cette autorisation sur le sol français", écrit M. Bennahmias dans un communiqué. "Cette clarification de la position française sera d'autant plus simple, si son commissaire fait état de sa position sur le sujet", a-t-il souligné. Or, constate l'eurodéputé, "la commission a annoncé que la décision d'autoriser cette culture OGM avait été prise à l'unanimité, c'est-à-dire avec l'approbation de Michel Barnier, commissaire européen français au marché intérieur". "Comment un ancien ministre français en charge successivement de l'environnement et de l'agriculture peut-il en son âme et conscience prendre une décision contraire à l'intérêt des populations et à l'intérêt agricole européen?", s'interroge le vice-président du MoDem. L'eurodéputé demande en conséquence à M. Barnier de clarifier rapidement sa position sur les OGM "afin que chacun puisse juger des positions prises par l'ancien ministre".
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