Le syndicat en appelle au président de la République, Nicolas Sarkozy, et au gouvernement " pour faire pression sur la Commission européenne afin de stopper cette initiative ".
" Le coût à supporter pour l’Agriculture européenne serait bien trop lourd. Le secteur de l’élevage, déjà très en difficulté, verrait une bonne partie de ses chances de redressement s’évanouir. Une facture de 3 à 5 milliards d’euros pour les éleveurs européens est estimée : un coût insupportable et inacceptable."
" Nous n’accepterons jamais que l’agriculture soit la variable d’ajustement de négociations commerciales ou politiques ", prévient la FNSEA. .
Ce soir le ministère de l'agriculture a diffusé un communiqué donnant la position officielle de la France
Bruno LE MAIRE et Anne-Marie IDRAC considèrent que l’Union européenne ne peut
mener des négociations qui risquent de remettre en cause l’agriculture française et
européenne et rappellent à ce titre que les concessions agricoles offertes par l'Union
européenne en juillet 2008 pour parvenir à un accord multilatéral global, équilibré et
réciproque dans le cadre du cycle de Doha - concessions qui bénéficieraient
notamment aux pays du Mercosur - constituent une limite ultime. Comme la
Commission l'avait alors elle-même indiqué, aller au-delà menacerait les fondements
mêmes de la PAC.
La France confirme par ailleurs que, conformément au mandat donné à la
Commission européenne en 1999, les négociations de l’accord UE-Mercosur ne
sauraient être conclues avant la fin du cycle de Doha.