Echo des régions du 15/07/2010 ¬
Face aux algues vertes, les agriculteurs bretons dans l'action.
Six mois après le lancement du plan de lutte par le gouvernement, le Comité pour une agriculture positive, le CAP Bretagne (*), a présenté le 15 juillet r les "projets de territoire", élaborés en collaboration avec l'Etat, la Région, les collectivités et les associations. Parmi ces projets sur la Baie de Saint-Brieuc : un projet agro-énergétique Sur ce territoire qui compte 1500 exploitations on trouve toutes les productions animales et céréalières. Globalement, si les actions prévues sont soutenues comme il se doit par l’état, les économies d’engrais et de soja sur la zone pourraient se chiffrer entre 20 et 25 kg d’azote/hectare/an soit plusieurs centaines de tonnes sur le territoire. Ici l’ambition est de convertir 5 000 ha de cultures annuelles de maïs et de céréales, en cultures fourragères pérennes de type luzerne et graminées. Les bénéfices attendus : couverture permanente des sols ( évite le lessivage d’azote), production à forte valeur protéique (moins d’importations de soja), réduction de l’usage des produits phytosanitaires,… La profession agricole propose également la création d’une vingtaine d’unités de méthanisation sur ce territoire. En complément de la production d’énergie, la méthanisation permet de transformer des effluents d’élevages en digestat utilisable en substitution partielle aux engrais minéraux. Elle pourrait également contribuer à éliminer une partie des algues vertes en les associant aux effluents d’élevage dans les unités de méthanisation. C’est un des objectifs de l’expérimentation (une première française ) menée par les Chambres d’agriculture de Bretagne avec le concours de l’ADEME. Une expérimentation qui démarre ce mois ci à Saint-Goazec (Finistère). Autre mesure mise en place sur la baie de Saint-Brieuc : l’analyse de l’azote potentiellement lessivable. Concrètement, il s’agit d’évaluer dans les sols après récolte, la quantité d’azote résiduelle soumise au risque de lessivage vers les cours d’eau en hiver et de proposer des pratiques permettant de les réduire au maximum. *CAP : le comité regroupe l'Union des producteurs de viandes de Bretagne (UGPVB), la FRSEA, les Jeunes agriculteurs et la chambre d'agriculture de Bretagne.
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