Outre cet "observateur", un groupe de travail va être mis en place afin d'étudier le dispositif qui sert aujourd'hui au classement des carcasses et que les éleveurs contestent. Ces derniers critiquent notamment des "anomalies" dans ce système qui permet, après avoir évalué l'épaisseur du muscle et le gras, de fixer le prix d'achat de la bête. Ils souhaitent aussi une harmonisation du système dans tous les abattoirs. Ces décisions ont été prises mercredi lors d'une réunion au ministère de l'Agriculture avec notamment le Syndicat national de l'industrie des viandes (Sniv), présidé par Jean-Paul Bigard. Elles font suite à de récentes manifestations de producteurs de viande bovine qui ont bloqué des abattoirs dans l'Ouest et l'Est pour réclamer une revalorisation des cours. La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) dénoncaient également "le comportement des abattoirs vis-à-vis de la pesée et du classement des carcasses de bovins", accusant certains de ne pas respecter la réglementation. Des "dérives" sont "régulièrement constatées par la répression des fraudes" (DGCCRF, ndlr), pouvant représenter "jusqu'à 20% du prix d'un animal", selon eux. Les abattoirs Soviba s'étaient défendus en indiquant que les "machines à classer" ont remplacé sur leurs sites d'abattage l'oeil humain pour déterminer le prix d'achat des carcasses aux éleveurs.
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